[en] Four #NoTAV activists acquitted of terrorism charge

The four NoTAV activists arrested on 9th December 2013 have been acquitted of the charge of terrorism. They were, however, convicted for attacking theTAV construction site, for damaging a compressor and for carrying “weapons of war” (in fact, Molotov cocktails and fireworks). The court sentenced them to prison terms of three years six months each. The court threw out the approach of the Turin public prosecutor who was trying to link a small act of sabotage (the destruction of a compressor) to terrorism.

The four activists have been held in high security detention (involving isolation, two hours out-of-cell time, four visits a month) for the past year. They will probably be released in the next few weeks.

Several solidarity demonstrations took place all over Italy following the verdict.

Related articles:http://www.tgmaddalena.it/no-tav-non-fu-terrorismo-il-video-della-sentenza/
[en] Police operation against No TAV: charges of terrorism and subversion
[en][Translation] Appeal from the families of the four No-TAV demonstrators arrested for terrorism

Sources:

http://www.ilfattoquotidiano.it/2014/12/17/processo-tav-condanne-caduta-accusa-terrorismo/1281911/

http://www.tgmaddalena.it/no-tav-non-fu-terrorismo-il-video-della-sentenza/

Continue reading

Posted in Activism, Commons, Environment, [en] | Tagged , , , , | Leave a comment

[fr] La mafia capitale : la mafia romaine entre fascistes, politiciens et cooperatives

Il y a plusieurs points de départ pour commencer à raconter ce qui émerge des 37 arrestations et séquestrations menées par la police à Rome le 2 décembre dernier : on peut partir de la droite, de la gauche, de l’extrême pauvreté des réfugiés venant des crises et des guerres africaines ou du Moyen Orient, ou encore de l’incroyable richesse de la classe entrepreneuriale romaine. Mais on pourrait partir aussi des attaques menées par l’extrême droite contre les centres pour les réfugiés et des manifestations contre la dégradation des banlieues où toute la droite romaine était présente. Tout se tient. On pourrait même partir d’un livre, Romanzo criminale écrit par Giancarlo de Cataldo, où l’un des protagonistes est appelé – et à raison – « il Nero », le Noir.

massimo-carminati-206213Ou, plus simplement, on pourrait partir des personnages : Massimo Carminati, « le Noir » du roman de De Cataldo, déjà militant d’Avanguardia Nazionale dans les années 70 et 80, maillon du lien entre le groupe terroriste du NAR et la Banda della Magliana. Son nom a été lié à plusieurs meurtres – parmi lesquels ceux des militants de gauche Fausto et Iaio, tués en 1978, et celui du journaliste Mino Pecorelli – et apparaît dans les enquêtes sur le massacre fasciste à la gare de Bologne en 1980. Son nom apparaît aussi dans les enquêtes sur les matchs truqués qui ont bouleversé le monde du foot italien dans les dernières années. Fuyant vers le Japon après avoir été condamné à 10 ans de prison pour les crimes de la Banda della Magliana, Carminati est rentré à Rome peu après et a repris sa place parmi les entrepreneurs, les mafieux, les politiciens et les membres des services secrets. Sa position à l’intérieur de ce milieu peut expliquer le fait que plusieurs procès et enquêtes n’ont pas eu de conséquences pour lui.

Selon ce qu’on a appris des arrestations, Carminati était le chef de la « mafia capitale», la mafia romaine, un réseau très puissant auquel, dans la seule journée du 2 décembre, plus de 200 millions d’euros de biens ont été saisis. Il s’agit d’une mafia qui, selon les enquêteurs, a reçu une reconnaissance institutionnelle pendant le mandat administratif d’Alemanno : l’ancien maire de Rome était déjà bien connu pour avoir placé de nombreux membres de l’extrême droite romaine dans les emplois publics (notamment à la direction) et pour la gestion clientéliste des adjudications et des agences publiques de la ville.

Aujourd’hui Rome n’est plus administrée par la droite d’Alemanno et c’est un maire de centre-gauche, Ignazio Marino, à la tête de la mairie. Mais ce changement n’a pas inquiété Carminati et son organisation : c’est bien là que le deuxième personnage entre en jeu.
Salvatore Buzzi, chef de la coopérative « rouge » (on appelle “rouges” les coopératives politiquement liées à la gauche) 29 giugno. Condamné pour homicide dans les années 80, il étudie pendant son séjour en prison et devient le premier détenu de Rebibbia à obtenir son diplôme. Il lutte pour réformer le système pénitentiaire et grâce à cela, il obtient l’approbation de la gauche. Une fois sa condamnation purgée, il fonde une coopérative qui fait travailler d’anciens détenus et qui, en peu de temps, s’adjuge des contrats publics. En 2013, la coopérative 29 giugno a des amis puissants et déclare des produits pour 59 millions d’euros.

cena poletti buzzi

Dans une photo qui date de 2010 et qui a été publiée récemment par l’Espresso, à un dîner organisé par Buzzi dans les locaux d’un centre d’accueil géré par sa coopérative, on voit à la même table les dirigeants et les politiciens impliqués dans l’enquête, de gauche à droite : Gianni Alemanno ainsi que l’actuel adjoint chargé du logement à la mairie de Marino, Daniele Ozzimo, qui a démissionné tout de suite après sa mise en examen. Avec eux, même Giuliano Poletti, l’actuel ministre du travail du gouvernement Renzi qui a été, jusqu’au début 2014, président de la ligue des coopératives.

L’argent pour la coopérative 29 giugno vient des travaux de restauration, des collectes de déchets mais aussi de la gestion des campements roms et des centres pour réfugiés. Tous ces contrats étaient assignés grâce aux connexions politiques bipartisanes, par l’intermédiaire de Carminati.

Parmi ces connexions, il y a Luca Odevaine, chef du secrétariat de Walter Veltroni, ancien maire de Rome et premier secrétaire du Parti Démocratique. Aujourd’hui Odevaine est le responsable national de l’accueil pour les demandeurs d’asile (Ministère de l’Intérieur) mais il est aussi impliqué directement dans la gestion du C.A.R.A. de Mineo, un énorme centre où les réfugiés arrivés à Lampedusa sont temporairement « accueillis » avant d’être envoyés ailleurs. Grâce à cette position, Odevaine pouvait, selon ses propres mots, « orienter les flux » vers des centres gérés par des coopératives amies, en obtenant en échange de grosses quantités d’argent. Dans une écoute téléphonique, Buzzi affirme payer à Odevaine, pour ce « service », un salaire de 5.000 euros par mois.

Mais c’est un service très rentable. Pour ceux qui se sont enfuis de la Libye et de la Tunisie (ce qu’on appelait l’émergence Afrique du Nord), l’État a dépensé – jusqu’à présent – 1 milliard et 300 millions d’euros. À Rome, ce riche gâteau est partagé entre la coopérative « rouge » de Buzzi et le réseau catholique Arciconfraternita (lié au mouvement Comunione e Liberazione), déjà connu pour avoir exploité des demandeurs d’asile. L’une des coopératives d’ Arciconfraternita a été accusée par Save the Children d’avoir hébergé de nombreux adultes dans des centres pour mineurs sans se soucier ni de l’encombrement ni de la sécurité, juste pour augmenter les produits. Dans un centre, des groupes de 10 réfugiés étaient obligés de vivre dans des appartements de 35 mètres carrés. Chaque appartement donnait des profits à la coopérative pour 12.000 euros par mois.

Ce commerce est encore plus rentable si des mineurs sont exploités. Les coopératives reçoivent environ 50 euros par jour pour chaque demandeur d’asile de moins de 18 ans contre 35 euros pour chaque adulte. L’enquête a révélé que les mineurs étaient les plus rentables pour Buzzi et son entourage, avec la gestion des campements à Rome. Dans la capitale, environ 5.000 personnes vivent dans les campements institutionnels qui touchent des dizaines de millions d’euros chaque année.

Vu les antécédents, il est facile d’imaginer que personne, parmi les mis en examen, ne va vraiment payer pour ses crimes. Rome est la ville la plus riche d’Italie, presque la moitié des millionnaires italiens y habitent. Ce qui émerge de l’enquête peut aider à comprendre l’origine de ces flux d’argent qui traversent la capitale italienne et soulever aussi des questions sur les récentes attaques de l’extrême droite contre un centre pour demandeurs d’asile dans la banlieue de Tor Sapienza.
Le 3 décembre dernier, le premier ministre Renzi a désigné un commissaire pour le Parti Démocratique de Rome. Plusieurs membres de haut niveau du parti semblent être impliqués dans les faits, en plus d’Odevaine : Tommaso Michea (président du Parti Démocratique de Rome) et Lionello Cosentino (secrétaire du parti dans la capitale) pourraient avoir reçu des votes grâce à l’amitié qui les liait à Buzzi.

Il semble possible que la mairie de Rome soit dissoute pour mafia et qu’elle soit administrée par un commissaire. Les conséquences politiques – notamment au niveau international pour la mauvaise réputation que le gouvernement italien obtiendrait – seraient très lourdes. Et c’est peut-être la raison pour laquelle Renzi cherche à montrer que le maire Marino est resté « propre » dans une ville pleine de corruption, au moins pour sauver son poste de maire.

Le président régional du Lazio (lui aussi du Parti Démocratique) a suspendu tous les contrats qui pourraient avoir été influencés par la mafia. Il paraîtrait que l’homme de confiance de Buzzi et Carminati dans le Conseil régional était Luca Gramazio, du parti berlusconien Forza Italia. Les prochaines étapes de l’enquête semblent se diriger vers le gouvernement régional.

Posted in Mafias, New Fascism, [fr] | Tagged , , , , | Leave a comment

[en] Capital Mafia: fascists, politicians, cooperatives and the Roman mob

There are many ways to begin the story of the 37 people arrested and the related police seizures which took place in Rome on 2 December. You can begin from the right, from the left, from the extreme poverty of the refugees seeking shelter from the wars and other humanitarian crises in Africa and the Middle East, or from the incredible wealth of the entrepreneurial class in Rome. You can start from the recent attacks instigated by the far-right against the centres for asylum seekers, or from the demonstrations by a larger grouping of the Roman right-wing which have descended on the city’s squares to protest the degradation of the suburbs, or you can even begin from a novel, Romanzo Criminale by Giancarlo De Cataldo, in which one of the protagonists of these events is appropriately called the “Black”. Perhaps more simply, you can begin with the main characters.

massimo-carminati-206213Massimo Carminati, the “Black” of De Cataldo’s novel, former militant of Avanguardia Nazionale, and in the 1970s and 80s the connecting link between the NAR terrorist group and the Banda della Magliana, implicated in several murders, including those of left-wing activists Fausto and Iaio, killed in 1978, and the journalist Mino Pecorelli, and also in the investigation into the massacre of Bologna in 1980. His name appears, too, in the investigations into match-fixing that have rocked Italian football in recent years. Having fled to Japan after being given a 10-year sentence for the crimes of the Banda della Magliana, Carminati returned to Rome soon afterwards to resume his place among the entrepreneurs, mafiosi, politicians and members of the secret service. His position in the Roman underworld may help to explain why the numerous investigations and trials have never had any serious consequences for him.

Continue reading

Posted in Mafias, New Fascism, Political parties, Politics, [en] | Tagged , , , , , , , , | Leave a comment

[en] 280 people occupy building in Bologna

A large building in Bologna, immediately in front of the Municipality’s offices, has just been occupied by 280 people. Many have been living on the streets or in the train station after losing their jobs and homes during the crisis. Among them are 76 families and more than 100 children. Some children are disabled and one is a baby, just over a month old.

The occupied building was once the headquarters of the telephone company and has been abandoned for 12 years. The occupation is supported by the Social Log collective which is linked to Crash, the Autonomous social centre.

Gallery from Infoaut

Related articles: 
[en] Wave of housing occupations in Bologna
Sources: 

www.radiocittadelcapo.it/archives/76-fa…

Posted in Claimants and unpaid, Grassroots movements, [en] | Tagged , , | Leave a comment

[fr] Attaque raciste contre un centre pour demandeurs d’asile à Rome

Les faits

Les nuits du 10 et 11 novembre, un groupe de résidents italiens a attaqué un centre pour demandeurs d’asile à Tor Sapienza, une des banlieues de Rome. Les agresseurs, une centaine lors des deux nuits, dont quelques-uns au visage masqué, ont attaqué le bâtiment avec des pierres, des bâtons et des pétards. Les agresseurs ont brûlé des poubelles pour les utiliser en tant que barricades et il y a eu des affrontements avec la police qui, la première nuit, n’était arrivée sur place qu’après le début de l’agression. Plusieurs médias ont rapporté que les agresseurs criaient « Brûlez-les tous !», « putain de nègres !» et « Rentrez chez vous pour violer des femmes !». Des témoins ont affirmé qu’ils criaient aussi « Viva il Duce !» (Vive le Duce, en se référant à Mussolini).

Dans le centre, sont hébergés environ 70 réfugiés nigériens, dont la moitié sont mineurs. Les résidents de Tor Sapienza, selon les médias, pensent que les réfugiés sont responsables des crimes commis dans le quartier, notamment vols, agressions et une tentative de viol présumée. Mais personne n’a porté plainte pour aucun de ces crimes. Les gens qui étaient présents les nuits des attaques ont dit aux journalistes qu’« ils en ont marre entre les gitans d’un côté et les nègres de l’autre » , souhaitant leur départ à tous. Même si certains d’entre eux ,descendus dans la rue, ont dit qu’il s’agissait d’une protestation spontanée et qu’ils n’étaient ni racistes ni extrémistes, la façon de lancer l’attaque indique une assez bonne préparation.

Continue reading

Posted in [fr] | Tagged , , , , , , , | Leave a comment

[en] Racist attack on political asylum seekers’ centre in Rome and new project for Italian right

Facts and chronology

On the nights of November 10 and 11 a group of Italian residents attacked a centre for political asylum seekers in Tor Sapienza, a suburban neighbourhood in Rome. The attackers, about 100 on both nights, some of them masked, attacked the building with stones, bars, firecrackers and bangers. The attackers set garbage bins on fire to create barricades and clashed with the police who, on the first night, arrived after the attack had already started. Different media reported that the attackers were shouting “Burn them all!”, “Fucking niggers!” and “Go back to your country to rape women!” Some witnesses said that they were also saying “Viva il duce!” (“Long live the Duce”, referring to Mussolini.)

The centre hosts about 70 Nigerian refugees, half of whom are minors (children under 18). Tor Sapienza residents, as the media reported, claim that the refugees are responsible for crimes committed in the area, especially thefts, aggression and a supposed attempted rape. But no crimes have been reported to the police. People who were present on the nights of the attacks told journalists that they’ve “had enough, between gypsies on one side and niggers on the other”, and that they want all of them to go away. Even though some of the people who took to the streets said that it was a spontaneous protest of residents and that they are not racist nor extremist, the way the attack was launched suggests rather good preparation.

Continue reading

Posted in New Fascism, Political parties, Politics, [en] | Tagged , , , , , , , , , , , | 1 Comment

[en] Renzi’s EU election victory fuels wave of evictions and arrests

A wave of evictions and arrests of militants from radical and housing rights movements began just a few days after the notable victory of Matteo Renzi’s Democratic Party in the European elections. The operation’s goal is clear: to evict and attack as quickly and effectively as possible during this honeymoon period between the electors and the Democratic Party (PD). Speed is of the essence as Italy will hold the Presidency of the Council of the European Union from the beginning of July and protests have already been announced for July 11 when EU ministers meet in Turin to discuss youth unemployment.

studentato taksimOn May 28, in Bologna, the university collective CUA (linked to the Autonomous movement) was evicted from the Studentato Taksim, a building which they occupied in October. The building had been abandoned and was occupied as a protest against the high rents and the lack of publicly funded accommodation for students from outside the city.

Continue reading

Posted in Activism, Repression, [en] | Tagged , , , , , , | 4 Comments