[fr] Expulsion des occupants du dernier squat de Bologne

Le 11 Octobre dernier, le dernier squat d’un immeuble de Bologne situé rue Mario Di Maria dans le quartier ouvrier de Bolognina, comptant une centaine de personnes dont 34 enfants fut fermé par les forces de l’ordre.

En effet selon les habitants, dès l’aube, les policiers et gendarmes encerclèrent le bâtiment et attaquèrent les occupants a coups de matraque et de spray au poivre.

Virginia Gieri, fidèle de Renzi; membre nouvellement élu au conseil de l’urgence au logement , en remplacement de Amelia Frascaroli, jugée trop molle, déclara que les squatteurs sont sortis pacifiquement de l’immeuble tandis que les résidents et témoins de l’événement témoignent avoir vu un homme évanoui après avoir été battu par les forces de l’ordre et d’un autre blesse.

Le gouvernement Renzi mène une politique de répression féroce a l’égare des occupants illégaux de logements et les sections locales du PD ( Parti Démocrate au pouvoir) sont tenues d’appliquer la ligne de conduite dictée par le parti même dans des localités ou le PD se dit “tolérant” et plus “sociale” a l’image de Bologne.

Cette expulsion est la dernière en date d’une grosse vague de répression qui a commencé il y a environ un an avec la fermeture du squat de l’immeuble des ex TELECOM ou vivaient plus de 300 personnes dont 100 mineurs. Un grand nombre de personnes de la ville avaient été choquées par l’événement a l’époque, surtout par l’extrême violence policière ou 200 policiers et 40 camions furent employés pour faire sortir les squatteurs et réprimer les opposants. Le gouvernement local prétendit être choqué par cette action décidée selon lui par la préfecture de police de Bologne ( et par conséquent par le gouvernement lui même)

Aucune voix au sein du gouvernement ne s’est élevée contre cette dernière expulsion. Les gens de la ville semblaient indifférents a l’événement, peut être serait ce du au fait qu’il n’ait pas été couvert par la presse et pour cause, aucun journaliste n’a été autorisé a se rapprocher de l’immeuble. Un gendarme a même déclaré que le droit de presse a été suspendu.

Le squat de Via Mario Di Maria, comme celui des ex TELECOM a été organisé par SOCIAL LOG, un collectif du mouvement autonome. Ses membres ainsi que ceux d’autres organisations furent sauvagement réprimés par les policiers lors de la manifestation de solidarité avec les résidents.

Apres quelques négociations, tous les résidents furent placés dans des hotels, des résidences ou des abris mais, comme les événements précédents similaires le démontrent, ce n’est qu’une solution temporaire pour toutes ces personnes. Bologne vit une grave crise du logement avec un nombre de plus en plus important de personnes qui ne peuvent pas payer les prix trop élevés du loyer faute d’une politique sérieuse de logement public et a une spéculation immobilière hors norme.

La gentrification de plusieurs quartiers de la ville est entrain de changer le visage de la ville avec une économie centrée jadis sur l’industrie et qui passe au tourisme et aux expositions internationales.

About Struggles in Italy

We strive to give an international echo to Italian social movements and to promote information and awareness in languages other than Italian. Twitter: @StrugglesItaly Facebook: Struggles In Italy
This entry was posted in [fr] and tagged , , , . Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s